18.2.08

La hipótesis relacional de Bateson según Deleuze [parte 2]

"Evidemment comprenez, si on parlait de la musique on trouverait un même problème parce que le chant c’est quoi ? C’est de l’articulé ou de l’inarticulé, c’est de l’analogique ou du digital, on sait pas ça alors on se met pas la musique sur le dos. Mais donc ce langage analogique vous voyez c’est en quelque sorte un langage bestial mais on l’a, on l’a - et Bateson essaye seulement - il est fait de données très hétérogènes par exemple des poils qui se hérissent, un rictus de la bouche, un aboiement. Tous ça c’est du langage analogique. Comprenez on est déjà relativement loin, un cri ça ressemble à rien, c’est pas la civilitude qui va définir le langage analogique, des poils qui se hérissent ça ressemble à quoi ? C’est pas un langage de similitude, un cri ne ressemble pas à l’horreur qui fait naître ce cri, pas du tout alors c’est pas simple.

Donc lui il dit, qu’est ce qui va définir le langage analogique ? il dit c’est un langage des relations. Qu’est ce qu’il veut dire "par relations" ? il veut pas dire n’importe quelles relations, parce si il disait n’importe quelles relations, il a l’air, y a des textes où il dit n’importe quel relations - à ce moment là on retombe dans la similitude, à savoir le langage analogique ce serait celui qui fonctionnerait par transport de relations. Par exemple dans un diagramme vous avez à représenter une quantité, qui est grande et une quantité qui est relativement petite, et vous faites deux niveaux, un niveau plus petit que l’autre ... c’est de la similitude, c’est un langage de relations en effet. Mais c’est pas ça qui veut dire parce que l’on a éliminé l’hypothèse similitude.

Il veut dire c’est un langage qui est sensé exprimer les relations entre l’émetteur et le récepteur, entre celui qui l’émet et celui à qui il est destiné. En d’autres termes il précise, ce langage, le langage analogique est un langage de relations, sous entendu de relations entre l’émetteur et le destinataire, en d’autre termes il exprime les relations avant tout de dépendance sous toutes leurs formes possibles. Alors bon le langage analogique exprimerait les relations, vous voyez c’est très différent de la similitude, il exprimerait des relations de dépendance entre un émetteur et un récepteur....une seconde parce que si tu m’arrètes je suis perdu...

Bon, il ferait ça le langage analogique. Bon et là Bateson éprouve le besoin à chaque fois qu’il a un petit acquis il éprouve le besoin de plaisanter, mais ce sont toujours de très bonnes plaisanteries, il appelle ça la fonction MU, pourquoi qu’il appelle ça la fonction MU, parce que MU c’est la lettre grecque qui correspond à notre M, et y dit vous voyez l’exemple qui dit auquel il revient tous le temps c’est le chat. Le chat miaule le matin miaou, la fonction MU c’est la fonction "miaou" c’est bien y a tout le coté heu .... Ils sont jamais sortis de Lewis Carroll les Anglais et les Américains. La fonction MU, ou la fonction Miaou c’est quoi ? et ben Bateson dit : "lorsque le chat miaule le matin quand vous vous levez, il vous dit par ce miaulement qui est du langage analogique -il ne dit pas du lait du lait, il dit dépendance, dépendance, je dépend de toi, avec toutes les variantes, y a des miaou de colères où là c’est je dépend de toi et j’en ai marre, bon tous ce que vous voulez, c’est un langage très riche. Mais il exprime toujours la relation entre l’émetteur et le destinataire avec tous les renversements que vous voulez, C’est la fonction MU.

Et Bateson dit : "c’est un langage où il y a beaucoup de déductions", car voyez la structure de ce langage, il exprime directement les fonctions MU, c’est-à-dire les fonctions de dépendance, les relations de dépendance et on doit en déduire l’état de choses. C’est-à-dire je dois en déduire :"tiens mon petit chat veut du lait", et si c’est une bête qui parle à une autre bête en langage analogique, il y a également lieu d’en déduire quelque chose. Il a rappelé par exemple dans le fameux rituel des loups ou des chiens où celui qui reconnaît son infériorité, tend son cou et à ce moment là fait acte de dépendance vis-à-vis du chef, ou vis-à-vis de la bête plus puissante : vous avez une relation de dépendance dont on déduit un état de chose, ce serait l’équivalent dans notre langage "de je ne le ferais plus".

Mais les états de choses sont fondamentalement déduits des relations, des relations de dépendance. C’est comme ça que Bateson définit le langage analogique. Comprenez alors ça va être en effet très curieux cette histoire parce que au contraire dans notre langage, notre langage codé, notre langage digital qu’est ce que c’est ? Bateson nous a dit : "c’est un langage qui porte sur les états de choses d’abord, c’est un langage essentiellement fait pour désigner des états de choses", mais cela n’empêche pas qu’en douce y a toute l’analogie derrière et ça a nous fait faire un grand bond, et ça j’aimerais que vous le rappeliez, que vous le rappeliez pour plus tard. Je crois que de toute manière les codes baignent dans un véritable bain analogique, une véritable glue analogique."
"Ustedes comprenden que si hablaramos de música, encontraríamos igualmente un problema, porque ¿qué es el canto? ¿Es articulado o inarticulado, es analógico o digital? No lo sabemos así que no ponemos la música sobre nuestras espaldas. Pero ven entonces que este lenguaje analógico es en cierto modo un lenguaje bestial. Pero lo tenemos, está hecho de datos muy heterogéneos -y aquí Bateson solamente ensaya-: pelos que se erizan, un rictus en la boca, un alarido, por ejemplo. Todo es lenguaje analógico. ¿A qué se asemejan los pelos que se erizan? No es un lenguaje de similitud. Un grito no se asemeja en absoluto al horror que ha hecho nacer ese grito. No es simple entonces.

¿Qué es lo que va a definir el lenguaje analógico? Bateson dice que es un lenguaje de las relaciones.¿Qué quiere decir por relaciones? No quiere decir relaciones cualesquiera aunque parece hacerlo -hay textos en que lo dice-, porque si dijera relaciones cualesquiera, recaeríamos en la similitud. Es decir, el lenguaje analógico sería aquél que funciona por transporte de relaciones. Ejemplo: en un diagrama tienen que representar una cantidad grande y una relativamente pequeña, y hacen entonces dos niveles, uno más pequeño que el otro. Es similitud, y es en efecto un lenguaje de relaciones. Pero no es eso lo que quiere decir, ya que hemos eliminado la hipótesis de la similitud.

Lo que Bateson quiere decir es qye se trata de un lenguaje que se supone expresa las relaciones entre el emisor y el receptor, entre aquél que lo emite y aquél al que está destinado. El lenguaje analógico es un lenguaje de relaciones. Subentendido: de relaciones entre el emisor y el destinatario. En otros términos, expresa ante todo las relaciones de dependencia bajo todas sus formas posibles.Ven que es muy diferente que la similitud. El lenguaje analógico expresaría las relaciones, expresaría las relaciones de dependencia entre un emisor y un receptor. Bueno, eso es lo que haría el lenguaje analógico.

Cada vez que Bateson tiene una pequeña adquisición, experimenta la necesidad de bromear. Pero son siempre muy buenas bromas. Llama a esto la función
mu. ¿Porqué mu? porque mu es la letra griega que corresponde a nuestra m.Y ven ustedes, el ejemplo al cual siempre vuelve es el del gato: el gato maulla a la mañana ´Miau´. La función mu es la función ´miau´. Los ingleses y los norteamericanos nunca han salido de Lewis Carrol... ¿Qué es la función mu o ´miau´? Bateson dice que cuando el gato maulla por la mañana en el momento en el que ustedes se levantan, no les dice através de ese maullido, que es lenguaje analógico: ´Leche, leche´. Les dice: ´Dependencia, dependencia, yo dependo de ti´. Hay todas las variantes que ustedes quieran. Hay ´miaus´ de enojo, en los que dice: ´Dependo de ti, y estoy harto de eso´. Es un lenguaje muy rico. Pero con todas las modificaciones que ustedes quieran, siempre expresa la relación entre el emisor y el destinatario. Es la función mu.

Y Bateson dice que es un lenguaje en el que hay muchas deducciones. Vean la estructura de ese lenguaje: expresa directamente las funciones
mu, es decir, las funciones de dependencia, las relaciones de dependencia, y debemos de ahí deducir el estado de las cosas. Es decir, debo deducir: ´Vaya, mi pequeño gato quiere leche´. Y si se trata de una bestia que habla con otra bestia en lenguaje analógico, hay igualmente lugar para deducir algo. Él ha recordado por ejemplo los famosos rituales de los lobos o de los perros, en los que aquél que reconoce su inferioridad tiende su cuello y hace en ese momento acto de dependencia frente al jefe o frente a la bestia más potente: tienen una relación de dependencia de la cual se deduce un estado de cosas. Sería el equivalente en nuestro lenguaje de: ´No lo haré más´. Los estados de cosas son fundamentalmente deducidos de las relaciones, de las relaciones de dependencia. Es así como Bateson define el lenguaje analógico."

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